Nous avons assisté, hier soir, à une conférence très intéressante organisée par l'ASE des Hauts de Seine et dédiée à la santé de l'enfant adopté. Une chose est sûre : nous avons bien fait de porter notre choix sur la Chine, car c'est l'un des "meilleurs" pays en ce qui concerne la santé des enfants adoptés.
Principalement pointées du doigt par le docteur Choulot, responsable de la consultation "Adoption" à l'hôpital de Pau et principal intervenant de la conférence : la Russie et ses anciennes Républiques (surtout l'Ukraine et la Lettonie). Tout d'abord, d'un point de vue psychique, l'abandon étant "culturel" en Chine (politique de l'enfant unique qui incite à abandonner les fillettes), les enfants sont abandonnés à la naissance et sont recueillis dans des orphelinats ou pouponnières où ils sont bien traités. Comparativement aux placements en orphelinat d'enfants pour cause de violence ou d'alcoolisme (comme c'est essentiellement le cas en Russie avec des cas très fréquents de foetopathie de mère alcoolique qui provoque des lésions irréversibles), les enfants ont donc beaucoup moins de séquelles. Physiquement ensuite, car à la différence d'Haïti ou de certains pays d'Afrique, les enfants ont toujours mangé à leur faim. Il faut aussi garder à l'esprit que la croissance du cerveau est maximale dans les 6 à 9 premiers mois de vie d'une personne.
Parmi les points à retenir de la conférence, nous avons noté :
- Les troubles du sommeil sont souvent importants chez les adoptés, notamment venant de Chine, car les enfants ont été le plus souvent habitués à dormir dans des dortoirs, souvent même avec leur nourrice. Du coup, il leur faut du temps pour s'habituer à la petite chambre de bébé à l'occidentale.
- Les dossiers médicaux remis par la Chine sont fiables, à l'exception du dépistage de l'hépatite B que le docteur Choulot nous conseille de refaire une fois en France (mais il n'a vu que 6 cas sur 1000). Dans d'autres pays (Russie, Ukraine...), le point de vue du docteur Choulot fut sans appel : les dossiers sont mensongers, il faut refaire tous les tests une fois en France et ne pas croire ce qui est écrit dans les dossiers.
- La "puberté précoce" est liée à deux phénomènes principaux : c'est parfois lié au passage d'une sous-alimentation à une sur-alimentation qui entraîne un développement trop rapide de la croissance de l'enfant et aboutit à une "puberté précoce" (petites filles réglées à 9 ou 10 ans). Mais le plus souvent, il y a surtout eu mensonge initial sur l'âge (la fillette a prétendument 2 ans, en réalité elle en a 5). A 7 ans, ses parents s'inquiètent devant une poitrine naissante. En réalité, la petite a 10 ans et c'est tout à fait normal. Mais ce point rejoint celui de la fiabilité initiale des dossiers médicaux.
Enfin, le docteur Choulot recommande vivement aux parents adoptants d'aller voir un pédiatre spécialisé dans l'adoption à l'arrivée de l'enfant en France. Il y a 8 consultations de ce type en France (dont la sienne à Pau). Il a, entre autres, cité une consultation à Dijon et une autre à Versailles (le docteur Anne de Truchis).
Enfin, un dernier point sensible a été abordé lors de cette conférence : les "échecs" de l'adoption et les troubles de l'attachement. Mais nous reparlerons de ces sujets à l'occasion d'un autre post.
Bises à Nathalie et Hervé avec qui nous avons assisté à cette conférence...
Principalement pointées du doigt par le docteur Choulot, responsable de la consultation "Adoption" à l'hôpital de Pau et principal intervenant de la conférence : la Russie et ses anciennes Républiques (surtout l'Ukraine et la Lettonie). Tout d'abord, d'un point de vue psychique, l'abandon étant "culturel" en Chine (politique de l'enfant unique qui incite à abandonner les fillettes), les enfants sont abandonnés à la naissance et sont recueillis dans des orphelinats ou pouponnières où ils sont bien traités. Comparativement aux placements en orphelinat d'enfants pour cause de violence ou d'alcoolisme (comme c'est essentiellement le cas en Russie avec des cas très fréquents de foetopathie de mère alcoolique qui provoque des lésions irréversibles), les enfants ont donc beaucoup moins de séquelles. Physiquement ensuite, car à la différence d'Haïti ou de certains pays d'Afrique, les enfants ont toujours mangé à leur faim. Il faut aussi garder à l'esprit que la croissance du cerveau est maximale dans les 6 à 9 premiers mois de vie d'une personne.
Parmi les points à retenir de la conférence, nous avons noté :
- Les troubles du sommeil sont souvent importants chez les adoptés, notamment venant de Chine, car les enfants ont été le plus souvent habitués à dormir dans des dortoirs, souvent même avec leur nourrice. Du coup, il leur faut du temps pour s'habituer à la petite chambre de bébé à l'occidentale.
- Les dossiers médicaux remis par la Chine sont fiables, à l'exception du dépistage de l'hépatite B que le docteur Choulot nous conseille de refaire une fois en France (mais il n'a vu que 6 cas sur 1000). Dans d'autres pays (Russie, Ukraine...), le point de vue du docteur Choulot fut sans appel : les dossiers sont mensongers, il faut refaire tous les tests une fois en France et ne pas croire ce qui est écrit dans les dossiers.
- La "puberté précoce" est liée à deux phénomènes principaux : c'est parfois lié au passage d'une sous-alimentation à une sur-alimentation qui entraîne un développement trop rapide de la croissance de l'enfant et aboutit à une "puberté précoce" (petites filles réglées à 9 ou 10 ans). Mais le plus souvent, il y a surtout eu mensonge initial sur l'âge (la fillette a prétendument 2 ans, en réalité elle en a 5). A 7 ans, ses parents s'inquiètent devant une poitrine naissante. En réalité, la petite a 10 ans et c'est tout à fait normal. Mais ce point rejoint celui de la fiabilité initiale des dossiers médicaux.
Enfin, le docteur Choulot recommande vivement aux parents adoptants d'aller voir un pédiatre spécialisé dans l'adoption à l'arrivée de l'enfant en France. Il y a 8 consultations de ce type en France (dont la sienne à Pau). Il a, entre autres, cité une consultation à Dijon et une autre à Versailles (le docteur Anne de Truchis).
Enfin, un dernier point sensible a été abordé lors de cette conférence : les "échecs" de l'adoption et les troubles de l'attachement. Mais nous reparlerons de ces sujets à l'occasion d'un autre post.
Bises à Nathalie et Hervé avec qui nous avons assisté à cette conférence...


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