Le journal "Le Figaro" a consacré, dans son édition du 8 mai 2008, un article à la question suivante : les enfants adoptés sont-ils plus fragiles que les autres ? S'appuyant sur une étude américaine publiée le 5 mai dans les Archives de Médecine de l'Enfant et de l'Adolescent du groupe JAMA (Journal of the American Medical Association) qui conclue que le fait d'avoir été adopté double le fait d'avoir un jour affaire à un professionnel de la santé mentale, ils sont allés interroger des professionnels français. Selon Marie-Rose Moro, chef du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Avicenne de Bobigny, ces données ne concordent pas avec les résultats d'autres études similaires. "Une chose est sûre, en revanche, les parents adoptants consultent plus les psys pour leurs enfants car ils sont probablement plus à l'écoute que les autres familles. Et chaque fois qu'une difficulté apparaît, ils se posent la question de savoir s'il n'existe pas une vulnérabilité psychologique particulière". Marcel Rufo, le chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Salvator de Marseille, est plus en nuance : "Je reçois beaucoup d'adolescents adoptés qui vont mal et souffrent de troubles de la socialisation (...) A l'adolescence, ils vont se dire : je ne suis pas de ce monde, je viens d'ailleurs" (je vous laisse découvrir la partie manquante (...) directement en lisant l'article). Selon lui, beaucoup des comportements "adoptés" par ces adolescents sont des prétextes à vérifier qu'ils sont aimés, "envers et contre tout". L'adolescence est la période où l'enfant adopté se pose le plus de questions sur les raisons de son abandon. Marie-Rose Moro ajoute qu'il ne faut pas sous-estimer le traumatisme de l'abandon de la mère biologique, ni le vécu de l'enfant en orphelinat ou en famille d'accueil. Mais il ne faut pas pour autant devenir trop laxistes : "Les parents adoptants sont toujours trop bons, trop laxistes. Ils ont beaucoup de mal à savoir poser des limites", précise Marcel Rufo.Bref, de l'œuf ou de la poule : qui fut le premier ? Est-ce "le parent" qui emmène l'enfant adopté voir un psy ou est-ce le "comportement de l'enfant" qui amène le parent à y emmener son enfant. Ou un peu des deux ? Nous n'avons certes pas la réponse aujourd'hui, mais sommes totalement prêts à nous confronter à la réalité. Et Alix, sois certaine que tu es et sera inconditionnellement aimée.


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